Qui Est Le Pigeon ? 

Reportage télévisé du 3 décembre 2019:

Ce mardi 3 décembre 2019, la RTBF diffusait un reportage sur la thématique des ambulances privées au sein de son émission télévisée "On est pas des pigeons". 

Au delà des faits présentés ayant déjà fait l'objet de divers articles sur les réseaux sociaux ou la Presse, le téléspectateur n'apprend rien de nouveau si ce n'est qu'il doit absolument "veiller à consulter les tarifs avant de monter dans une ambulance privée" (sic).

Retour en arrière en ... 1998:

Il y a plus de 20 ans la RTBF émettait déjà un reportage sur le prix exorbitant d'un transport secondaire par ambulance via l'émission "cartes sur table" (voir la vidéo).

A l'époque, un transfert entre la région de Mons-Borinage vers Bruxelles était facturé 20.000 FB (500€) ! 

Deux décennies plus tard, ce même transport peut-être facturé 750 € pour une ambulance "normalisée" . Soit une  variation de 50%.

Pourquoi ?

Et bien tout simplement parce que la vie a augmenté pardi ... 

Depuis le début du troisième millénaire, les prix ont crû de 36,5% dans l'Union européenne. En Belgique, l'augmentation a été encore un peu plus élevée et atteint, pour la période 2000-2017, 38,8%.

Les carburants ont connu la même courbe : +57,2% dans l'Union et +56,1% en Belgique.

En ce qui concerne la santé - médicaments, hôpitaux, consultations, ...  les coûts de ce secteur ont augmenté de 17,1% chez nous.

Comprenez donc qu'il est mathématiquement impossible de transporter des malades aux mêmes prix que d’antan, déjà estimés à l'époque bien trop excessifs. 

Vraiment trop cher ? 

Aujourd'hui, lorsque vous êtes transportés par ambulance privée vous recevez une facture sur laquelle vous avez un prix que vous payez et qui correspond à la prise en charge du patient. En région wallonne, la prise en charge et les 10 premiers kilomètres sont plafonnés à 62,56 € (ce qui est plutôt faible en corrélation à la réalité des frais engagés par l'entreprise). Pour Bruxelles, aucune réglementation n'est effective. 

 

Ce qu'il faut comprendre, c'est que derrière, il y a un ensemble de coûts, que le citoyen ne saisit pas.  Par exemple, pour une seule ambulance, il faut payer les salaires et charges patronales ( les cotisations patronales de base s’élèvent à 30%) de deux ambulanciers, financer leurs formations continues, verser une prime d'assurance, assurer la maintenance du véhicule (sécurité absolue), équiper en matériel de pointe la cellule sanitaire, exécuter des tâches accrues pour la désinfection (produits spécifiques), réaliser jusqu'à 4 pleins par 24h, honorer la géolocalisation ...

 

A tout cela vient également s'ajouter les nombreux frais inhérents à la gestion d'une entreprise. Tout ceci représente des centaines de milliers d'euros par mois

Incompréhension sur les factures:

Le citoyen est scandalisé de se voir être facturé une centaine d'euros un trajet de deux kilomètres seulement ! 

"J'habite à 6 kilomètres de l'hôpital et je suis facturée 33 kilomètres, vous avez fait une erreur".

NON, il ne s'agit ni d'une erreur, ni d'un abus. 

Pourquoi ? 

Car l'ambulance n'est pas stationnée devant la porte du malade et une fois arrivée à l'hôpital, elle doit regagner sa base. Ces différents déplacements engendrent des coûts et c'est en ce sens que la facture comprend l'ensemble des kilomètres parcourus par le véhicule. 

Il est également scandalisé par les majorations appliquées les weekends et jours fériés.

"Je n'ai pas décidé d'être malade un dimanche"

Nous le savons parfaitement mais ces majorations sont indispensables pour le fonctionnement d'une entreprise.

Pourquoi ? 

Tout simplement car un ambulancier coûte plus cher sur ce créneaux ( 50% pour les heures prestées en semaine et 100% pour les heures prestées le dimanche et les jours fériés).

Inhumain ?

Le citoyen pense t'il que le chef d'entreprise d'un service médical est heureux d'envoyer des factures à des personnes malades ? 

Bien sur que non ! 

Certains ont essayé de brader les prix en espérant développer leurs entreprises, malheureusement, ils ont pour la quasi totalité mis la clé sous la porte. 

Les quelques récalcitrants encore actifs dans le milieu transportent des malades et blessés dans des véhicules ressemblant plutôt à une bétaillère qu'une ambulance. Ils sont équipés de deux compresses et un sucre, font la Une des journaux locaux puis fermeront à leur tour. 

La réalité est là ! 

La faute à qui ? 

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